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   <title>Arboressences</title>
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   <description>Arboressences</description>
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   <managingEditor>arboressences.com@free.fr (Arboressences)</managingEditor>
   <webMaster>arboressences.com@free.fr (Arboressences)</webMaster>
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     <title>Parution au BO du d&#233;cret relatif &#224; la mise en place par le maire d'un traitement automatis&#233; de donn&#233;es &#224; caract&#232;re personel - par Arboressences le 07/03/2008 @ 20:21</title>
     <link>http://arboressences.com.free.fr/news.php?lng=fr&amp;pg=193</link>
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     <description>Depuis mars 2007, la loi 2007-297 autorise le maire, en vue &#171; d’am&#233;liorer le suivi de l’obligation d’assiduit&#233; scolaire &#187; a &#171; mettre en œuvre un traitement automatis&#233; de donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel o&#249; sont enregistr&#233;es les donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel relatives aux enfants en &#226;ge scolaire domicili&#233;s dans la commune, qui lui sont transmises par les organismes charg&#233;s du versement des prestations familiales ainsi que par l'inspecteur d'acad&#233;mie en application de l'article L. 131-8 et par le directeur ou la directrice de l'&#233;tablissement d'enseignement en application du m&#234;me article ainsi qu'en cas d'exclusion temporaire ou d&#233;finitive de l'&#233;tablissement ou lorsqu'un &#233;l&#232;ve inscrit dans un &#233;tablissement le quitte en cours ou en fin d'ann&#233;e. &#187;Le d&#233;cret d’application de cette loi vient d’&#234;tre publi&#233; au Bulletin officiel de f&#233;vrier 2008 (D&#233;cret n&#176; 2008-139 du 14 f&#233;vrier 2008 pris pour l'application de l'article L. 131-6 du code de l'&#233;ducation et de l'article L. 222-4-1 du code de l'action sociale et des familles).Si le maire n’est pas oblig&#233; de mettre en place ce traitement des donn&#233;es, l’administr&#233; ne peut s’y opposer une fois qu’il est install&#233; : &#171; Art.R. 131-10-6. &amp;amp;#8213; Le droit d'acc&#232;s et le droit de rectification s'exercent aupr&#232;s du maire dans les conditions d&#233;finies par les articles 39 et 40 de la loi du 6 janvier 1978 relative &#224; l'informatique, aux fichiers et aux libert&#233;s. &amp;amp;#8232;&#171; Le droit d'opposition pr&#233;vu &#224; l'article 38 de la m&#234;me loi ne s'applique pas au traitement mentionn&#233; &#224; l'article R. 131-10-1. &#187;Quelles sont les donn&#233;es enregistr&#233;es ? (Art. R.131-10-2)1. Nom, pr&#233;noms, sexe, date et lieu de naissance et adresse de l’enfant soumis &#224; l’obligation scolaire ; &amp;amp;#8232;2. Nom, pr&#233;noms, adresse et profession de la ou les personnes responsables de l’enfant, au sens de l’article L. 131-4 ; &amp;amp;#8232;3. Nom, pr&#233;nom et adresse de l’allocataire des prestations familiales ; 4. Nom et adresse de l’&#233;tablissement d’enseignement public ou priv&#233; fr&#233;quent&#233;, date d’inscription et date de radiation de l’&#233;l&#232;ve ; le cas &#233;ch&#233;ant, date de la d&#233;claration annuelle d’instruction dans la famille ; &amp;amp;#8232;5. Mention et date de la saisine de l’inspecteur d’acad&#233;mie, directeur des services d&#233;partementaux de l’&#233;ducation nationale, par le directeur ou le chef d’&#233;tablissement d’enseignement pour d&#233;faut d’assiduit&#233; de l’&#233;l&#232;ve en application de l’article L. 131-8 ; &amp;amp;#8232;6. Mention et date de notification de l’avertissement adress&#233; par l’inspecteur d’acad&#233;mie, directeur des services d&#233;partementaux de l’&#233;ducation nationale, aux personnes responsables de l’enfant en application de l’article L. 131-8 ; &amp;amp;#8232;7. Mention, date et &#233;ventuellement dur&#233;e de la sanction d’exclusion temporaire ou d&#233;finitive de l’&#233;l&#232;ve prononc&#233;e par le chef d’&#233;tablissement ou le conseil de discipline de l’&#233;tablissement d’enseignement.Qui peut transmettre des donn&#233;es ?1-Les organismes charg&#233;s du versement des prestations familiales (nom, pr&#233;nom, date de naissance, sexe de l’enfant; &amp;amp;#8232;nom, pr&#233;nom, adresse de l’allocataire) ;2-L’inspecteur d’acad&#233;mie en application de l’article L. 131-8 ;3-Le directeur ou la directrice de l’&#233;tablissement d’enseignement en application du m&#234;me article ainsi qu’en cas d’exclusion temporaire ou d&#233;finitive de l’&#233;tablissement ou lorsqu’un &#233;l&#232;ve inscrit dans un &#233;tablissement le quitte en cours ou en fin d’ann&#233;e.&amp;quot;Toutefois les donn&#233;es sont imm&#233;diatement effac&#233;es lorsque le maire a connaissance de ce que l’enfant ne r&#233;side plus dans la commune.&amp;quot;Qui a acc&#232;s aux donn&#233;es ?1-les &#233;lus ayant re&#231;u d&#233;l&#233;gation du maire pour les affaires scolaires ou sociales ; &amp;amp;#8232;2-les agents des services municipaux charg&#233;s des affaires scolaires ou sociales, individuellement d&#233;sign&#233;s par le maire.3-les agents du centre communal d’action sociale, individuellement d&#233;sign&#233;s par son directeur et les agents de la caisse des &#233;coles, individuellement d&#233;sign&#233;s par le pr&#233;sident du comit&#233; de caisse ; &amp;amp;#8232;4-l’inspecteur d’acad&#233;mie, directeur des services d&#233;partementaux de l’&#233;ducation nationale, et son ou ses repr&#233;sentants, individuellement d&#233;sign&#233;s ; &amp;amp;#8232;5-le pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral, son ou ses repr&#233;sentants individuellement d&#233;sign&#233;s et les agents des services d&#233;partementaux charg&#233;s de l’aide et de l’action sociales, individuellement d&#233;sign&#233;s par le pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral ; &amp;amp;#8232;6-le coordonnateur pr&#233;vu par l’article L. 121-6-2 du code de l’action sociale et des familles.Pour lire le d&#233;cret d'application de la loi, cliquer ici...</description>
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     <title>Id&#233;es de sorties gratuites - par Arboressences le 24/02/2008 @ 14:14</title>
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     <description>Est-ce que la gratuit&#233; a un impact sur la fr&#233;quentation des mus&#233;es ? C'est ce que cherchent &#224; savoir 14 mus&#233;es nationaux qui seront gratuits jusqu'au 30 juin 2008.1- Le mus&#233;e national des Arts asiatiques de Guimet (Paris).2- Le mus&#233;e de Cluny (Paris).3- Le mus&#233;e des arts et m&#233;tiers (Paris).4- Le mus&#233;e des Antiquit&#233;s nationales de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).5- Le mus&#233;e national de la Renaissance d'Ecouen.6- Le mus&#233;e de l'air et de l'espace du Bourget (Paris et r&#233;gion parisienne).7- Le mus&#233;e national de la Marine de Toulon.8- Le mus&#233;e national de porcelaine Adrien Dubouch&#233; &#224; Limoges.9- Le mus&#233;e Magnin &#224; Dijon.10- Le palais du Tau &#224; Reims.11- Le palais Jacques Cœur &#224; Bourges.12- Le ch&#226;teau d'Oiron.13- Le mus&#233;e national du ch&#226;teau de Pau.14- Le ch&#226;teau de Pierrefonds (Oise).En parall&#232;le, 4 grands mus&#233;es parisiens vont ouvrir gratuitement leurs portes aux 18-25 ans un soir par semaine de 18h &#224; 21h : 1- Le mus&#233;e national d’Art moderne (mercredi)2- Le mus&#233;e d’Orsay (jeudi)3- Le Louvre (vendredi)4- Le mus&#233;e du Quai Branly (samedi).Pour lire le projet d'exp&#233;rimentation pour la gratuit&#233; des mus&#233;es, cliquer ici.  Merci &#224; Axelle.</description>
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     <title>24/01/2008  Le Point : &#201;ducation - Les pionniers de l'&#233;cole &#224; la maison - par Arboressences le 11/02/2008 @ 17:33</title>
     <link>http://arboressences.com.free.fr/news.php?lng=fr&amp;pg=170</link>
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     <description>24/01/2008 N&#176;1845 Le Point&#201;ducation - Les pionniers de l'&#233;cole &#224; la maisonPlus de 10 000 enfants sont instruits &#224; domicile. Parmi eux, 1 000 &#224; 3 000 ne sont pas m&#234;me inscrits &#224; des cours par correspondance. Incultes, mal &#233;lev&#233;s ? Pas du tout. Les &#171; non-sco &#187; &#233;gratignent le mythe de l’&#233;cole r&#233;publicaine. Lire la suite...Pour information : Il y a 36 458 &#233;l&#232;ves scolaris&#233;s au CNED1  en formation r&#233;glement&#233;e de l'&#233;lementaire au baccalaur&#233;at. Dans la tranche d'&#226;ge concern&#233;e par l'instruction obligatoire (6-16 ans), ils sont 19592. Le total des lyc&#233;ens du CNED s'&#233;l&#232;ve &#224; 16866 inscrits.Quant aux enfants dont les parents d&#233;clarent chaque ann&#233;e qu'ils sont instruits en famille, le chiffre annonc&#233; en 2006 par M. Dupuis, inspecteur g&#233;n&#233;ral de l’Education nationale est de 26892 . Le nombre d'enfants scolaris&#233;s dans les &#233;tablissements  priv&#233;s par correspondance est environ de 70003 . Nous sommes donc bien au-del&#224; du chiffre avanc&#233; de 10 000 enfants...Sources1- Rapport 2006 - page 622- Rapport n&#176;3507 publi&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale - 533- Enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e fin 2006</description>
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     <title>FIFI PEUT ENFIN SOULEVER DES CHEVAUX - par Arboressences le 01/02/2008 @ 19:30</title>
     <link>http://arboressences.com.free.fr/news.php?lng=fr&amp;pg=145</link>
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     <description>Cet article a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; par une journaliste allemande, Franziska Br&#252;ning, pour le S&#252;ddeutsche Zeitung (4/1/2008). Merci &#224; Marianne et &#224; Catherine pour la traduction Sauvage et libre au lieu de gentil et didactique : la France d&#233;couvre les livres pour enfants sans but p&#233;dagogique et les nouvelles m&#233;thodes &#233;ducatives.Une fille rousse et morveuse raconte des histoires mensong&#232;res fantastiques sans &#234;tre g&#234;n&#233;e le moins du monde. En plus de cela elle vit toute seule, ne va pas &#224; l'&#233;cole et savoure de n'avoir personne qui lui dit d'aller au lit. Tout cela &#224; neuf ans seulement. Lorsque le premier tome de la trilogie a paru en 1945 en Su&#232;de, Fifi Brindacier [Pipi L&#229;ngstrump] d'Astrid Lindgren a d&#233;clench&#233; une temp&#234;te p&#233;dagogique dans les chambres d’enfants bourgeoises de la plupart des pays europ&#233;ens. La petite fille est devenue l'incarnation d'une terreur morale qui faisait craindre pour leur prog&#233;niture les parents bien-pensants. A l’origine, la force de destruction des mœurs des histoires philosophiques de Lindgren a pu &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme plus importante que celle de la Deuxi&#232;me Guerre mondiale. Mais, tandis qu’en Su&#232;de et en Allemagne des pr&#233;curseurs courageux lib&#233;raient la turbulente Fifi de l’armoire aux poisons litt&#233;raire et qu'en Union sovi&#233;tique Vic le Victorieux [Karlsson p&#229; taket] devenait le livre le plus lu &#224; c&#244;t&#233; de la Bible, non seulement les USA, mais, plus surprenant, la France r&#233;sistaient &#224; ce soul&#232;vement insolent de la litt&#233;rature enfantine. La France ! Le pays m&#234;me qui, au si&#232;cle des Lumi&#232;res, fut le premier &#224; montrer l'enfant comme un &#234;tre &#224; part enti&#232;re et m&#234;me &#224; lui consacrer un genre litt&#233;raire. Il est vrai que la litt&#233;rature enfantine fran&#231;aise, fid&#232;le &#224; l'id&#233;al &#233;ducatif rousseauiste, se fixait pour but d&#232;s le plus jeune &#226;ge de transformer les bambins en citoyens civilis&#233;s. Encore impr&#233;gn&#233;e de cette conception morale de l'enfant, mais relativement fid&#232;le, la premi&#232;re traduction fran&#231;aise de Fifi, en 1951 aux &#233;ditions Hachette, passa presque inaper&#231;ue et fut remplac&#233;e en 1962 par une version fortement raccourcie et retravaill&#233;e. Tous les passages dans lesquels Fifi ment ou se conduit impoliment envers des adultes furent censur&#233;s. Comprim&#233;e dans le corset d'une petite dame bien &#233;lev&#233;e, elle n’eut plus le droit de soulever un cheval, mais seulement un poney, sous pr&#233;texte que les enfants fran&#231;ais n'&#233;taient pas aussi na&#239;fs que leurs camarades su&#233;dois du m&#234;me &#226;ge. Ce n’est qu’en 1995 que parut, sous la pression d'Astrid Lindgren, la version fid&#232;le &#224; l'original. &#171; Fifi est tr&#232;s affectueuse et a un sens tr&#232;s prononc&#233; pour la justice, mais ce n'est pas une personne format&#233;e. La traduction de 1962 a &#233;t&#233; adapt&#233;e &#224; la conception raisonnable de l’enfance qui r&#233;gnait en France &#224; l’&#233;poque &#187;, explique C&#233;cile T&#233;rouanne, &#233;ditrice de livres d'enfants et de jeunesse chez Hachette. Aujourd'hui, la traduction de 1995 se vend de mieux en mieux, et figure m&#234;me d&#233;sormais sur la liste annuelle des livres recommand&#233;s par le minist&#232;re fran&#231;ais de l'Education pour les &#233;l&#232;ves de l'&#233;cole primaire.  Moins d'&#233;ducation &#171; La litt&#233;rature enfantine fran&#231;aise a une construction tr&#232;s didactique, conforme &#224; l'id&#233;al des Lumi&#232;res et pas du tout marqu&#233;e par la conception romantique de l’enfance qui r&#232;gne en Europe du Nord. Mais ce principe &#233;ducatif a tendance &#224; se dissoudre depuis dix ou vingt ans &#187;, dit Svenja Blume, auteur, en 2001, d’un livre sur l'adaptation de Pipi L&#229;ngstrump au syst&#232;me culturel fran&#231;ais. Ce ne sont donc pas seulement des raisons commerciales qui poussent Hachette &#224; faire retraduire les livres d'Astrid Lindgren de fa&#231;on plus fid&#232;le &#224; l'original. Ainsi doit repara&#238;tre au printemps prochain Emil i L&#246;nneberga, qui n’aura plus besoin d&#233;sormais de terroriser des g&#233;n&#233;rations enti&#232;res d'enfants sous le nom de &#171; Zozo la Tornade &#187;, un personnage stupide et zozotant, mais pourra – comme dans l'original su&#233;dois – faire ses fac&#233;ties en gamin rus&#233; nomm&#233; Emil. Karlsson p&#229; taket [Vic le Victorieux], Ronya, fille de brigand, Les Fr&#232;res Coeur-de-lion et Mio, mon Mio devraient suivre fin 2008 et au cours de l'ann&#233;e 2009. Ce n’est pas encore un coup de vent p&#233;dagogique qui souffle ainsi dans les t&#234;tes des enseignants et parents fran&#231;ais, mais bien une l&#233;g&#232;re brise. Regina Bohm, du centre du livre allemand d'enfance et de jeunesse du Goethe Institut de Nancy, observe aussi un int&#233;r&#234;t croissant pour la litt&#233;rature de jeunesse allemande, une tendance confirm&#233;e par la maison d'&#233;dition Fischer Schatzinsel. Bohm explique le succ&#232;s croissant des livres allemands pour enfants par une ouverture g&#233;n&#233;rale du march&#233; fran&#231;ais sur la litt&#233;rature &#233;trang&#232;re et par l'enthousiasme pour des illustrateurs tels que Susanne Rotraud-Berner, Jutta Bauer, Wolf Erlbruch ou Nikolaus Heidelbach. En effet, Erlbruch et d'autres dessinateurs allemands touchent le nerf culturel d'une nation qui s'enthousiasme traditionnellement pour les bandes dessin&#233;es. Mais les r&#233;cits de Mirjam Pressler ou de Cornelia Funke, qui placent au centre de leurs histoires des figures d'enfants pleins d'assurance et agissant de fa&#231;on autonome, ont eux aussi de plus en plus d'adeptes en France, et cela pas seulement dans l'Alsace voisine. Un l&#233;ger changement de la conception fran&#231;aise de l'enfant est responsable de cette &#233;volution, qui ne se manifeste pas seulement par l'enthousiasme pour la litt&#233;rature &#233;trang&#232;re &#171; d&#233;raisonnable &#187;, mais aussi dans la p&#233;dagogie. La mondialisation sur le march&#233; du livre a ouvert la perspective sur les personnages insolents de la litt&#233;rature enfantine d'Europe du Nord. Mais plus d&#233;terminante encore est la crise du syst&#232;me &#233;ducatif fran&#231;ais, qui favorise la recherche de nouvelles exp&#233;riences p&#233;dagogiques et de concepts &#233;ducatifs alternatifs. Le d&#233;sir d'une plus grande libert&#233; d'&#233;panouissement et d'une &#233;ducation plus adapt&#233;e au d&#233;veloppement individuel de l'enfant bouscule les principes &#233;tablis concernant l'enfant &#224; l'&#233;cole et dans la litt&#233;rature. &#171; De plus en plus de parents ont le sentiment que l'emploi du temps des enfants est surcharg&#233; et qu'il ne reste pas assez de temps et d'espace pour le jeu. Des syst&#232;mes comme celui des &#233;coles Waldorf [Steiner], o&#249; les enfants ne sont pas expos&#233;s &#224; la comp&#233;tition extr&#234;me qui marque le syst&#232;me &#233;ducatif fran&#231;ais, leur paraissent pr&#233;f&#233;rables &#187;, dit Jeanne Fagnani, sociologue fran&#231;aise et chercheuse dans le domaine de la famille. En effet, dans le syst&#232;me fran&#231;ais d’&#233;cole unique, dont le principe d'&#233;galit&#233; des chances est per&#231;u en Allemagne comme un exemple, les enfants sont programm&#233;s d&#232;s leur plus jeune &#226;ge pour ne pas viser la formation universitaire normale, qui ne jouit pas d’une tr&#232;s bonne r&#233;putation, mais plut&#244;t le concours d'entr&#233;e d’universit&#233;s d'&#233;lite renomm&#233;es – les Grandes Ecoles. Pour soulager la pression &#233;ducative, qui se fait sentir d&#232;s la maternelle, un mouvement p&#233;dagogique encore timide, mais croissant, revendique une &#233;ducation plus libre pour les enfants de six &#224; seize ans et le recul de la journ&#233;e continue en maternelle. &#171; L'int&#233;r&#234;t culturel pour notre forme scolaire augmente depuis que le syst&#232;me traditionnel est en crise &#187;, confirme Jacques Dall&#233;, porte-parole des &#233;coles Waldorf en France  Plus de libert&#233; [En France,] environ 2 300 enfants fr&#233;quentent actuellement les 21 maternelles et &#233;coles Waldorf. Environ 27 000 &#233;l&#232;ves de six &#224; seize ans ne vont plus du tout dans un &#233;tablissement scolaire, mais suivent des cours &#224; la maison de fa&#231;on autonome. 3 000 enfants sont instruits &#224; la maison par leurs parents sous l’&#233;gide de l’association politiquement, religieusement et philosophiquement ind&#233;pendante &#171; Les Enfants d'Abord &#187;, fond&#233;e en 1988, et ne viennent &#224; l'&#233;cole que pour des examens. Ce mouvement se place dans la tradition p&#233;dagogique de l'&#233;crivaine f&#233;ministe Christiane Rochefort, d&#233;c&#233;d&#233;e en 1998, qui pr&#244;nait une &#233;ducation antiautoritaire. Une Fifi qui met en question tout le syst&#232;me &#233;ducatif et n'a aucune intention de devenir adulte, ou la Meggie du Cœur d’encre de Cornelia Funke, qui d&#233;sob&#233;it &#224; ses parents sans &#234;tre punie, sont une r&#233;ponse parfaite au besoin croissant d’&#233;l&#233;ments de r&#233;forme p&#233;dagogique dans une &#233;ducation fran&#231;aise aux origines plus strictes. En France, o&#249; une instruction enracin&#233;e dans les institutions &#233;tait au centre de la p&#233;dagogie &#224; l'&#233;cole et dans la litt&#233;rature enfantine, les derniers chiffres de l'INSEE ont de quoi surprendre. Le pourcentage d'enfants de deux ans inscrits en maternelle est descendu de 35 % en 2000-2001 &#224; 26 % en 2004-2005. De m&#234;me, et contrairement &#224; une id&#233;e bien r&#233;pandue, le nombre de femmes fran&#231;aises qui restent &#224; la maison pendant les trois premi&#232;res ann&#233;es de leurs enfants est tout &#224; fait comparable &#224; celui de l'Allemagne. En 2005, 36 % des femmes fran&#231;aises restaient &#224; la maison contre 40 % en Allemagne. Les cr&#232;ches, au nombre de 8 938, &#233;taient en revanche quatorze fois plus nombreuses qu'en Allemagne, bien qu’il soit tout aussi difficile de trouver une place de cr&#232;che en r&#233;gion parisienne. M&#234;me les m&#233;thodes &#233;ducatives du syst&#232;me traditionnel bougent dans leur structure et dans leurs m&#233;thodes. Apr&#232;s le mercredi, jour traditionnel de cong&#233; pendant lequel 30 % des femmes qui exercent un m&#233;tier ne travaillent pas, les cours du samedi devraient &#234;tre supprim&#233;s dans la plupart des &#233;coles, pour donner plus de temps libre aux enfants. Cela fonctionne aussi parce que beaucoup plus de grands-parents gardent leurs petits-enfants qu'en Allemagne. &#171; La solidarit&#233; dans les familles me semble plus grande &#187;, dit Fagnani. 30 % des moins de 3 ans sont chez une nounou, 60 % sont &#224; la maison [dont une petite partie &#224; l’&#233;cole maternelle] et seulement 10 % fr&#233;quentent une cr&#232;che. &#171; La p&#233;dagogie change aussi dans l'enseignement &#187;, dit Geoffrey Begon, professeur de fran&#231;ais &#224; Grenoble. &#171; Il y a moins de cours magistraux, les &#233;l&#232;ves participent de fa&#231;on active aux cours. &#187; Le syst&#232;me &#233;ducatif n'est pas du tout mis en cause globalement, mais le d&#233;veloppement psychologique individuel des enfants est pris plus au s&#233;rieux. &#171; M&#234;me par la suite, ceux qui peuvent se le permettre financi&#232;rement ne mettront leurs enfants &#224; l'&#233;cole maternelle que le matin &#187;, dit Jeanne Fagnani. Un peu moins de perfection cart&#233;sienne et un peu plus d’audace dans la r&#233;forme p&#233;dagogique semblent d&#233;sormais mieux correspondre &#224; la conception fran&#231;aise de l'enfance.</description>
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     <title>La famille Neubronner - par Arboressences le 11/01/2008 @ 17:45</title>
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     <description>Derni&#232;res nouvelles... La famille Neubronner a d&#233;cid&#233; de quitter l'Allemagne. Les p&#233;nalit&#233;s financi&#232;res s'&#233;l&#232;vent encore. Toutefois, la Cour Constitutionnelle f&#233;d&#233;rale allemande vient de d&#233;clarer comme anticonstitutionnel le refus par les tribunaux de leur accorder l'aide juridictionnelle. L'avocat de la famille poursuit donc leur action juridique en Allemagne.D&#233;p&#234;che AFP :   BERLIN, 23 d&#233;c 2007  Le &amp;quot;homeschooling&amp;quot; interdit en Allemagne, un cas isol&#233; en Europe     Par Anne PADIEUUne exception en Europe : l'instruction &#224; la maison est interdite en Allemagne. La famille Neubronner, en d&#233;m&#234;l&#233;s avec la justice depuis 2006, paie les frais de cet h&#233;ritage de l'&#233;poque nazie.   Malgr&#233; des astreintes &#224; r&#233;p&#233;tition, des comptes bancaires bloqu&#233;s, Dagmar et Tilman Neubronner continuent de revendiquer &#224; Br&#234;me (nord) le droit d'instruire eux-m&#234;me leurs fils Moritz, 11 ans et Thomas, 8 ans.   &amp;quot;Mes enfants ne se sentent pas bien et s'ennuient &#224; l'&#233;cole. Ils consid&#232;rent que c'est du temps perdu&amp;quot;, explique la maman, interrog&#233;e par l'AFP.   &amp;quot;A la maison, ils apprennent de fa&#231;on informelle, naturelle, librement et bien mieux&amp;quot;, souligne cette biologiste de formation. Inscrits &#224; la chorale et &#224; un club de football, les gar&#231;ons ne sont pas isol&#233;s socialement.   Mais, depuis le 10 d&#233;cembre, ils sont retourn&#233;s &#224; l'&#233;cole &amp;quot;car les parents ont peur de recevoir de nouvelles astreintes&amp;quot;, a indiqu&#233; &#224; l'AFP leur avocat Matthias Westerholt. La derni&#232;re en date remonte au 3 d&#233;cembre et le montant global &#224; payer s'&#233;l&#232;ve actuellement &#224; 7.500 euros, une somme que les Neubronner, qui g&#232;rent une petite maison d'&#233;dition &#224; domicile, &amp;quot;n'ont pas les moyens de verser&amp;quot;, selon leur avocat.   S'ils n'obtemp&#232;rent pas, les enfants sont menac&#233;s de &amp;quot;contrainte par corps&amp;quot; et dans le pire des cas pourraient &#234;tre retir&#233;s aux parents, selon lui.   &amp;quot;Des huissiers de justice sont d&#233;j&#224; venus &#224; la maison mais sont repartis bredouille&amp;quot;, raconte Dagmar Neubronner. &amp;quot;Nos comptes priv&#233;s et professionnels ont m&#234;me &#233;t&#233; bloqu&#233;s pendant six jours&amp;quot;, ajoute-t-elle.   Pour le r&#233;seau allemand pour la libert&#233; d'instruction, ce conflit montre &amp;quot;l'incapacit&#233; et le refus des autorit&#233;s scolaires allemandes &#224; se r&#233;former&amp;quot; et r&#233;pondre &amp;quot;&#224; la demande croissante de solutions &#233;ducatives alternatives&amp;quot;.   De fait, dans nombre de pays europ&#233;ens c'est l'instruction qui est obligatoire et non pas la fr&#233;quentation d'un &#233;tablissement scolaire.   Mais en Allemagne, o&#249; l'&#233;ducation est du ressort des Etats r&#233;gionaux (L&#228;nder), une des rares lois de 1938 &#224; ne pas avoir &#233;t&#233; remplac&#233;e pr&#233;voit que &amp;quot;les enfants qui ne respectent pas la loi sur l'obligation scolaire seront emmen&#233;s par la force &#224; l'&#233;cole&amp;quot;.   Le couple Neubronner a donc demand&#233; en 2006 aux autorit&#233;s concern&#233;es la permission d'instruire leurs enfants &#224; la maison. En attendant une r&#233;ponse d&#233;finitive du minist&#232;re r&#233;gional de l'Education, un arrangement avait &#233;t&#233; trouv&#233;. Les enfants restaient chez eux, et en contrepartie, des professeurs leur faisaient passer des contr&#244;les r&#233;guliers, avec &#224; la cl&#233; de tr&#232;s bons bulletins.   Mais les autorit&#233;s ont d&#233;cid&#233; de mettre fin &#224; cette coop&#233;ration, exhortant les parents &#224; envoyer leurs petits &#224; l'&#233;cole.   Au lieu de cela, ces derniers ont engag&#233; une action en justice contre les autorit&#233;s de Br&#234;me. Ils ont perdu en premi&#232;re instance et attendent &amp;quot;sans se faire trop d'illusion&amp;quot; le verdict en appel.   &amp;quot;Les autorit&#233;s ont peur que cela cr&#233;e un pr&#233;c&#233;dent en Allemagne&amp;quot;, estime Mme Neubronner.    L'affaire a &#233;t&#233; m&#233;diatis&#233;e. L'association sud-africaine pour le &amp;quot;homeschooling&amp;quot; a organis&#233; une manifestation de soutien le 30 novembre devant l'&#233;cole allemande &#224; Pretoria. Et l'association nationale fran&#231;aise &amp;quot;Les Enfants d'Abord&amp;quot;, qui repr&#233;sente les parents qui instruisent leurs enfants dans la famille, a manifest&#233; son soutien aux Neubronner &amp;quot;sous le coup de proc&#233;d&#233;s inacceptables&amp;quot;.   Les parents n'entendent pas baisser les bras: une fois pass&#233;e la tr&#234;ve de No&#235;l, &amp;quot;nous sommes pr&#234;ts &#224; reprendre la bataille&amp;quot;, affirme la m&#232;re.   Quant aux enfants, lorsqu'un animateur de t&#233;l&#233;vision leur demandait s'ils se rendaient compte des cons&#233;quences encourues par leurs parents, l'un d'eux a r&#233;pondu du tac au tac: &amp;quot;mieux vaut que notre p&#232;re aille une semaine en prison plut&#244;t que nous encore huit ans &#224; l'&#233;cole&amp;quot;.   </description>
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     <title>L'allocation de rentr&#233;e scolaire pour les enfants instruits &#224; domicile - par arboressences le 09/01/2008 @ 22:07</title>
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     <description>L'allocation de rentr&#233;e scolaire pour les enfants instruits &#224; domicileCommuniqu&#233; des associations CISE, LED'A et LAIA. Suite au refus du Ministre du Travail, des Relations Sociales et de la Solidarit&#233; de soutenir un amendement au projet de loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale 2008 tendant &#224; accorder l’allocation de rentr&#233;e scolaire aux enfants instruits dans la famille, les trois associations fran&#231;aises de parents ayant choisi l’instruction &#224; domicile, en famille ou &#224; distance, entendent souligner le caract&#232;re discriminatoire de la l&#233;gislation actuelle.L’allocation de rentr&#233;e scolaire, institu&#233;e en 1974, est vers&#233;e aux familles dont les enfants sont instruits dans les &#233;tablissements d’enseignement, y compris l’enseignement &#224; distance. Les enfants instruits par leurs parents ne b&#233;n&#233;ficient toujours pas de cette allocation, alors que l’Etat reconnait depuis 1882 que ce choix &#233;ducatif satisfait &#224; l’obligation d’instruction.&#192; l’issue d’une r&#233;union qui s’est tenue le 15 d&#233;cembre, neuf ans apr&#232;s le vote de la Loi renfor&#231;ant le contr&#244;le de l’obligation scolaire, les trois associations rappellent la priorit&#233; qui doit &#234;tre donn&#233;e aux parents en mati&#232;re de choix d’&#233;ducation et d’instruction.Les trois associations r&#233;clament donc &#233;galement l’abrogation du 2&#176; alin&#233;a de l’article L131-1-1 du code de l’&#233;ducation, ins&#233;r&#233; par amendement dans la loi du 18 d&#233;cembre 1998, et qui, en contradiction avec les textes et conventions internationales ratifi&#233;es par la France, remet en cause la priorit&#233; des parents en mati&#232;re d’&#233;ducation. ArboressencesLe ministre du Travail refuse donc aux enfants instruits dans la famille le b&#233;n&#233;fice de l'allocation de rentr&#233;e scolaire (ARS) sur le principe que l'instruction est assur&#233;e en priorit&#233; dans les &#233;tablissements scolaires. Ce principe a &#233;t&#233; introduit par la loi de 1998 sur le renforcement de l'obligation scolaire alors que l'attribution de l'ARS date de 1974. Pourquoi opposer un argument qui ne fut pas celui du l&#233;gislateur de l'&#233;poque ?  Nous pouvons supposer que si les familles veulent b&#233;n&#233;ficier de cette allocation, elles doivent inscrire leurs enfants dans les &#233;tablissements scolaires. Que devient le principe constitutionnel selon lequel les parents ont le droit en priorit&#233; de d&#233;cider le genre d'&#233;ducation qu'ils donnent &#224; leurs enfants ? (article 26-3 de la D&#233;claration Universelle des Droits de l'Homme). Qu'en est-il du principe d'&#233;galit&#233; dont se targue notre R&#233;publique ? L'instruction en famille ne co&#251;te rien &#224; l'&#233;tat except&#233; les co&#251;ts g&#233;n&#233;r&#233;s par les contr&#244;les. C'est une &#233;conomie de plus de 16 millions qui est r&#233;alis&#233;e par l'&#233;tat chaque ann&#233;e. Un &#233;l&#232;ve co&#251;tant en moyenne 5500 euros par an. Le montant de l'allocation, si elle &#233;tait vers&#233;e aux familles, s'&#233;l&#232;verait &#224; pr&#232;s de 500 000 euros par an !Quelle est la r&#233;elle motivation de l'&#233;tat ? Dissuader les familles de pratiquer l'instruction en famille ? Leur signifier que l'instruction dans la famille est un choix qui ne peut se comparer &#224; l'enseignement dispens&#233; dans les &#233;tablissements scolaires ? Si l'instruction dans la famille invite l'enfant &#224; apprendre autrement et ne peut &#234;tre de ce fait compar&#233;e de fa&#231;on syst&#233;matique &#224; un enseignement scolaire, elle n'en demeure pas moins pour l'enfant une mani&#232;re de s'instruire au m&#234;me titre que les autres enseignements. Les contr&#244;les, nombreux depuis 1998, ont eu au moins &amp;quot;le m&#233;rite&amp;quot; d'attester que les enfants instruits dans la famille l'&#233;taient dans le respect de leurs droits.</description>
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     <title>Nouvelles d'Allemagne - par Arboressences le 27/11/2007 @ 18:54</title>
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     <description>Dernier rebondissement pour la famille Neubronner en date du 24 novembre : Leurs comptes bancaires sont d&#233;bloqu&#233;s. Il semble que le relais m&#233;diatique et les nombreux message de soutien ont eu un effet positif !Rappel des &#233;v&#233;nements... Dagmar et Tilman Neubronner, domicili&#233;s &#224; Br&#234;me dans le nord de l'Allemagne, ont d&#233;cid&#233; d'instruire leurs deux gar&#231;ons &#224; leur domicile depuis 2005. Sous le coup d'une premi&#232;re amende (les enfants sont tenus de fr&#233;quenter un &#233;tablissement scolaire en Allemagne), ils parviennent &#224; obtenir un accord avec la direction de leur &#233;cole et leurs enfants continuent &#224; travailler chez eux tout en &#233;tant contr&#244;l&#233;s chaque mois par deux professeurs. Les rapports sont positifs et les autorit&#233;s scolaires sont d'accord pour poursuivre l'exp&#233;rience. Entre-temps, les Neubronner ont intent&#233; un proc&#233;s qu'ils ont perdu et ont fait appel. Ils re&#231;oivent une seconde fois une amende avec pour injonction de mettre leurs enfants &#224; l'&#233;cole d&#232;s le 31 ao&#251;t 2007. Les enfants n'iront pas . Nouvelle &#233;ch&#233;ance au 5 novembre. Les Neubronner ont d&#233;cid&#233; de ne pas payer l'amende et de ne pas forcer leurs enfants &#224; aller &#224; l'&#233;cole. Ils veulent cr&#233;er un d&#233;bat national voire international. Pour recouvrir l'amende, les autorit&#233;s font bloquer leurs comptes professionnels et priv&#233;s. Ils ne sont alors plus en mesure de subvenir &#224; leurs besoins. Alors que les Neubronner &#233;taient bien d&#233;cid&#233;s &#224; ne pas se laisser faire, une autre affaire leur fait craindre le retrait de leur droit de garde. Ils d&#233;cident m&#234;me de mettre leurs enfants &#224; l'&#233;cole en attendant de vendre leur maison et de quitter l'Allemagne. Dernier rebondissement en date du 20 novembre... Leur avocat a trouv&#233; une parade en envoyant une &amp;quot;lettre de protection&amp;quot; &#224; la cour responsable des affaires en mati&#232;re de gardes d'enfants. La cour a ainsi l'obligation de les recevoir en audience avant d'intenter quoi que ce soit. Pour lire ou relire les pr&#233;c&#233;dents &#233;v&#233;nements, cliquer ici ou aller dans Nouvelles dans le menu de navigation.</description>
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     <title>L'instruction en Allemagne - par Arboressences le 19/11/2007 @ 16:23</title>
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     <description>En Allemagne, l'instruction dans la famille est interdite. Des familles allemandes pourtant refusent que leurs enfants aillent &#224; l'&#233;cole. Elles encourent amendes et peines de prison.L’Allemagne est une f&#233;d&#233;ration qui compte 16 &#233;tats. Chaque Land (&#233;tat) est en soi un &#233;tat qui dispose d’un parlement r&#233;gional et d’un Ministerpr&#228;sident (ministre-pr&#233;sident). L’&#233;ducation est administr&#233;e par chaque Land. Il est possible donc de relever des diff&#233;rences en fonction de chaque Land qui organise par exemple leur propre baccalaur&#233;at. Il existe cependant une coordination nationale sous la responsabilit&#233; de la Conf&#233;rence des ministres de l’&#233;ducation.En Allemagne, l’&#233;cole est obligatoire &#224; partir de 6 ans*. Cette obligation scolaire date de la R&#233;publique de Weimar (1919). S'il n'&#233;tait pas pr&#233;vu l&#233;galement d'instruire ses enfants dans la famille, il &#233;tait cependant possible dans les faits d'&#234;tre instruit autrement. Le r&#233;gime nazi institua une loi qui ne laissa plus aucune possibilit&#233; d'&#234;tre instruit en dehors de l'&#233;cole puisque : &amp;quot;Les enfants qui ne respectent pas la loi sur l'obligation scolaire seront emmen&#233;s par la force &#224; l'&#233;cole.&amp;quot; (Reichsschulpflichtgesetz).Depuis la chute du r&#233;gime nazi, les lois ont &#233;t&#233; peu &#224; peu modifi&#233;es et remplac&#233;es mais en mati&#232;re d'enseignement, cet article demeure et l’instruction dans la famille est toujours interdite en Allemagne et ne pas fr&#233;quenter un &#233;tablissement scolaire est punissable d’une amende voire passible de prison. C’est le cas actuellement d’une famille allemande qui refuse de mettre ses enfants &#224; l’&#233;cole. Dagmar et Tilman Neubronner sont les parents de deux gar&#231;ons n&#233;s en 1996 et 1999. Ils avaient cr&#233;&#233; une &#233;cole Montessori mais un de leur fils ne s’y est pas plu. Quand ils ont d&#233;m&#233;nag&#233; &#224; Bremen (Br&#234;me) au nord de l’Allemagne, Moritz et Thomas sont all&#233;s &#224; l’&#233;cole mais ils ont rapidement refus&#233; d’y retourner. C’&#233;tait en octobre 2005. Leurs parents ont respect&#233; leur volont&#233; et ont intent&#233; un premier proc&#233;s qu’ils ont perdu. &#171; La &amp;quot;senatorin&amp;quot; de l’&#233;ducation et de la science a rejet&#233; la demande des parents de soustraire leurs enfants &#224; l’obligation scolaire en vigueur dans le l&#228;nd de Br&#234;me. Le programme d’enseignement de l’&#233;cole Clonlara* n’est pas recevable pour remplir l’obligation scolaire. En Allemagne, comme dans d’autres pays, il n’y a pas seulement une obligation de dispenser un enseignement mais aussi l’obligation pour les enfants d’aller &#224; l’&#233;cole.&#187; Ils ont fait appel. &#171; Si cet appel est recevable, il est infond&#233;. Les enfants plaignants ont l’obligation d’aller &#224; l’&#233;cole. Les plaignants n’ont pas le droit de soustraire leurs enfants &#224; l’obligation scolaire (...) L’argument des plaignants selon lequel ils ne peuvent agir contre leurs consciences, nonosbtant leur attitude ouverte &#224; l’&#233;gard de l’&#233;cole en g&#233;n&#233;ral, en for&#231;ant les plaignants (&#171; les enfants &#187;) &#224; aller &#224; l’&#233;cole contre leur volont&#233; ne peut &#234;tre admis. &#187;Les Neubronner ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; payer une amende 6000 euros. Ils sont parvenus &#224; un accord avec la direction de l'&#233;tablissement scolaire durant l’&#233;t&#233; 2006. Leurs enfants &#233;taient libres d’apprendre comme ils le d&#233;siraient et en contrepartie des professeurs les contr&#244;laient chaque mois. Les rapports scolaires &#233;taient positifs. Toutefois, cette exp&#233;rience n’a pas pu se poursuivre, les Neubronner &#233;tant sous le coup d’une nouvelle amende de 6000 euros.Entre-temps, ils ont fait appel &#224; la cour constitutionnelle f&#233;d&#233;rale allemande et ont engag&#233; un juriste pour une expertise des articles de la Constitution afin d’&#233;tudier la recevabilit&#233; de leur requ&#234;te. Tilman Neubronner souligne que les autorit&#233;s se sont toujours r&#233;clam&#233;es de l’article 7 de la Constitution qui stipule que : &#171; L'ensemble de l'enseignement scolaire est plac&#233; sous le contr&#244;le de l'Etat &#187; et, de ce fait, l’&#233;tat a une responsabilit&#233; au moins &#233;quivalente &#224; celle des parents. Pourtant l’article 6 de la Constitution allemande souligne bien que : &#171; Elever et &#233;duquer les enfants sont un droit naturel des parents et une obligation qui leur &#233;choit en priorit&#233;. La communaut&#233; &#233;tatique veille sur la mani&#232;re dont ils s'acquittent de ces t&#226;ches. &#187; Rien dans la Constitution &#233;voque l’obligation scolaire et chaque l&#228;nder autorise des exceptions mais comme le pr&#233;cise Tillman Neubronner &#171;ceci n’a jamais &#233;t&#233; utilis&#233; par les “homeschoolers” ou “unschoolers” &#187;.Ils ont d&#233;cid&#233; de m&#233;diatiser leur &#171; affaire &#187;. Ils refusent de quitter l’Allemagne et comptent emmener le d&#233;bat sur la place publique allemande voire internationale. Ils se consid&#232;rent comme une famille &#171; normale &#187; qui n’a rien contre l’&#233;cole mais revendique simplement le droit de refuser l’enseignement propos&#233; par le gouvernement. La plupart des familles qui ont choisi d’instruire eux-m&#234;mes leurs enfants ont quitt&#233; l’Allemagne ou bien ont &#233;t&#233; forc&#233;es d’inscrire leurs enfants &#224; l’&#233;cole. La famille Neubronner a d&#233;cid&#233; de ne pas payer l’amende dont le montant a &#233;t&#233; r&#233;&#233;valu&#233;e &#224; 4500 euros. Une premi&#232;re &#233;ch&#233;ance avait &#233;t&#233; fix&#233;e au 31 ao&#251;t 2007, une seconde au 5 novembre 2007. Aujourd’hui, ils s’attendent &#224; voir &#171; d&#233;barquer &#187; chez eux des fonctionnaires de police pour emmener par la force leurs enfants &#224; l’&#233;cole. Le p&#232;re peut &#234;tre emprisonn&#233; durant quelques jours voire quelques semaines. Ils ont re&#231;u, en effet, la visite &#224; leur domicile d’un huissier en ex&#233;cution de la premi&#232;re p&#233;nalit&#233; de paiement de 1500 euros. Mais comme rien de valeur n’a &#233;t&#233; trouv&#233; &#224; leur domicile, d’autres mesures vont &#234;tre prises. Les autorit&#233;s ont d&#233;clar&#233; qu’ &#171; elles ne laisseront pas tomber l’affaire. &#187;Aux derni&#232;res nouvelles, les comptes courants priv&#233;s et professionnels de la famille ont &#233;t&#233; bloqu&#233;s puisqu'ils ne poss&#232;dent pas de biens. Ils n'ont donc plus de quoi subvenir &#224; leurs besoins.L’avocat de la famille a ouvert un compte sur lequel il est possible de d&#233;poser de l’argent. Cet argent ne servira pas &#224; payer l’amende mais &#224; soutenir les Neubronner dans leur action juridique.Account holder: Lawyer Matthias WesterholtAccount number: 10226348Name of the bank: Sparkasse BremenBank code number BLZ: 29050101BIC-/SWIFT-Code: SBREDE22Intended use: “Homeschooling Neubronner”Address of the bank:Die Sparkasse Bremen AGAktiengesellschaftAm Brill 1-3D-28195 Bremen, GermanyPour joindre Dagmar and Tilman NeubronnerWilde Rodung 26D-28757 BremenGermanywww.bildungsfreiheit.blogspot.combildungsfreiheit@web.dePhone: +49 421 6263 989Fax: +49 421 6267 885*L’&#233;cole primaire (Grundschule) dure 4 ans (6 ans &#224; Berlin et dans le Brandenburg). Il est possible ensuite d’int&#233;grer la &#171;Hauptschule&#187; (l’&#233;cole secondaire du 1er cycle qui d&#233;livre un 1er certificat de fin d’&#233;tudes), la &#171;Realschule &#187; (l’&#233;cole secondaire du 1er cycle qui d&#233;livre un dipl&#244;me secondaire interm&#233;diaire), le &#171;Gymnasium&#187; (le lyc&#233;e qui conduit au baccalaur&#233;at) ou la &#171;Gesamtschule&#187; (l’&#233;cole unique qui r&#233;unit la Hauptschule, la Realschule, et le Gymnasium).Il existe &#233;galement des structures priv&#233;es de type Montessori ou Steiner et des &#233;coles sp&#233;cialis&#233;es qui accueillent des enfants &amp;quot;&#224; particularit&#233;s&amp;quot;. *Clonlara : Les Neubronner avaient inscrit leurs enfants dans cette &#233;cole par correspondance. Clonlara est une &#233;cole qui a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e aux Etats-Unis et qui offre aux &#233;l&#232;ves un programme personnalis&#233;. Il existe un campus et un programme a &#233;t&#233; adapt&#233; pour les &amp;quot;homeschoolers&amp;quot; qui ne fr&#233;quentent donc pas l'&#233;tablissement que ce soit aux USA ou en Europe et m&#234;me au Japon.</description>
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