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Un blog a été créé pour suivre le quotidien des personnes qui le désirent.

Pour partager les photos de nos réalisations respectives, un espace a été créé sur flickr.com. Pour recevoir une invitation et nous faire partager vos propres photos, écrivez à arboressences.

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Fiches au 09/02/2010



Géographie
Drapeaux des pays du monde


Thème n° 1 - Explorer la faune et la flore

- Guide de terrain à compléter et à colorier
- La Hulotte
- Le long des haies au fil du temps
- Un coin sauvage dans le jardin
- La nature
- Construis ta réserve naturelle
- Nature sauvage – le grand jeu des parcs nationaux de France
- Je crée mes autocollants sur le thème de la nature


Actualités et IEF

Page d'accueil du site

Le Monde : Mon école à la maison
Pour lire l'article du Monde, cliquer ici...



En Angleterre,les parents se rebiffent face au gouvernement qui veut imposer des contrôles dans les familles... Lire en ligne...

Cette année il est possible de joindre à sa déclaration à l'inspection d'académie un courrier précisant les modalités des contrôles pédagogiques.
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Arboressences vous souhaite une année pétillante et riche d'expériences joyeuses !

« L’animal humain est un animal apprenant. Nous aimons apprendre. Nous en avons besoin. Nous sommes faits pour. Nous n’avons pas besoin que l’on nous montre comment ou que l’on nous y force. Le processus d’apprentissage est au contraire tué dans l’œuf par les personnes qui interfèrent avec ou qui essaient de le réguler ou de le contrôler. »
John Holt



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AFP 27/01/2010

USA: asile à une famille allemande


Un juge américain a accordé l'asile politique à une famille allemande qui se sentait persécutée parce qu'elle refusait la scolarisation obligatoire de ses cinq enfants en vigueur en Allemagne, a annoncé mercredi l'association qui représente la famille. Les Romeike ont expliqué à Lawrence O. Burman, juge de l'immigration de Memphis (Tennessee, sud des Etats-Unis), avoir fui Bissingen, dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest de l'Allemagne) en août 2008, pour s'installer aux Etats-Unis, berceau du mouvement du "homeschooling". Cette mouvance, aux racines chrétiennes et ultra-conservatrices, rejette la scolarisation obligatoire et prône l'instruction des enfants à la maison, par les parents.

A l'inverse de l'Allemagne, aux Etats-Unis, l'instruction à la maison est reconnue comme une forme de scolarisation. Dans son jugement rendu mardi, le juge Burman a "reconnu que les Allemands qui souhaitent éduquer leurs enfants eux-mêmes sont une minorité sociale persécutée" dans leur pays et a donc tranché en faveur des Romeike, a expliqué Mike Donnelly, l'avocat de la "Home School Legal Defense Association" qui les représente. "Ce jugement est une humiliation pour l'Allemagne", a estimé Me Donnelly.



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Nous avons constaté que si nous cliquons sur une catégorie avec de nombreuses fiches comme celle en "Français" par exemple, toutes les fiches n'apparaissent pas. En cliquant une seconde fois, nous parvenons à voir toutes les fiches.
Nous continuons à travailler sur ce problème.

Nous vous remercions de votre compréhension.



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Le Monde du Jeudi 17 Septembre : Mon école à la maison



Jeudi 3 septembre, les trois enfants d'Axelle Rousse n'ont pas pris le chemin des écoliers. Ils n'ont pas préparé leur cartable, ne se sont pas inquiétés de savoir si leur maîtresse serait gentille ou sévère. Ils sont restés à la maison, dans le village de Crésantignes (Aube), à une vingtaine de kilomètres de Troyes. Ils font partie des quelque 3 000 élèves français de 6 à 16 ans dont les parents ont choisi l'enseignement en famille.Lire la suite...



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Déclarations 2009



Comme chaque année à la rentrée les familles envoient leurs déclarations à la mairie et à l'inspection d'académie.

Vous avez la possibilité cette année de joindre à votre déclaration annuelle en septembre ou suite au rendez-vous pour le contrôle pédagogique, cette lettre qui reprend le courrier de Jean-Louis Nembrini, directeur général de l’enseignement scolaire reçu par les associations en juillet-août 2009, et qui permet notamment de mettre noir sur blanc le fait que les contrôles ne doivent pas se faire en fonction du programme scolaire.
Vous pouvez y joindre la copie du courrier de Monsieur Nembrini et la liste des liens vers les réponses du gouvernement aux questions écrites reçues à ce jour. Vous pouvez également envoyer une copie de l’ensemble au ministère de l’Education nationale. Notez que le fait de dire dans la première partie, que nous ne sommes pas concernés par le préambule de l'Annexe qui définit le socle commun des connaissances, c'est accepter implicitement que nous sommes d'accord avec le reste. Nous rappelons que la demande initiale de LED'A, de CISE et LAIA était la suppression du décret du 5 mars 2009.
Vous pouvez donc ne pas mentionner cette première partie et ne rédiger que la seconde. Cette lettre n'est bien entendu qu'une proposition et peut être modifiée en fonction de vos orientations personnelles voire ne pas être jointe à la déclaration annuelle à l'inspection d’académie.

Courrier

Madame l'Inspectrice d'académie,
Monsieur l’Inspecteur d’académie,

Je vous demande de bien prendre acte d'une part que les enfants instruits dans la famille ne sont pas concernés par le préambule de l'Annexe qui définit le socle commun des connaissances. Et d'autre part que le contrôle pédagogique ne doit pas se faire en fonction des programmes scolaires mais bien selon les choix éducatifs des parents « sans référence au niveau scolaire d'une classe d'établissement d'enseignement public ou privé sous contrat. ». Le contrôle « doit être individualisé et spécifique à chaque enfant »(réf. Réponse de M. Nembrini, directeur général de l'enseignement scolaire).
Je vous rappelle que c'est l'enseignement assuré par la famille qui doit faire l'objet du contrôle (art.L131-10 du Code de l'éducation). De fait, il ne peut être imposé aux familles des évaluations scolaires pour vérifier cet enseignement, et c'est bien aux parents, s'ils le souhaitent, « pour que le contrôle soit bien ciblé, (…) [de] faire connaître leurs choix éducatifs à l'inspecteur d'académie chargé du contrôle.»

En tant que membre de l'association ... ou à titre individuel, je sollicite la désignation d'un interlocuteur ministériel attitré de manière à ce que notre association ou à ce que les personnes ayant choisi ce mode d'instruction soit/soient partie prenante de toutes les modifications législatives concernant l'instruction dans la famille.


Pour lire l'Annexe du socle commun des connaissances : aller sur le site de legifrance: www.legifrance.gouv.fr

Créé par Décret N°2006-830 du 11 juillet 2006 – art. Annexe (V)




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Nouvelle mouture du contenu des connaissances requis
des enfants instruits dans la famille ou dans les établissements d'enseignement privés hors contrat.
Décret n° 2009-259 du 5 mars 2009



Sous-section 4 du Code l'Éducation : Contrôle du contenu des connaissances requis des enfants instruits dans la famille ou dans les établissements d'enseignement privés hors contrat anciennement Décret no 99-224 du 23 mars 1999 relatif au contenu des connaissances requis des enfants instruits dans la famille ou dans les établissements d'enseignement privés hors contrat.

Article D131-11 - Le contenu des connaissances requis des enfants relevant de l'obligation scolaire qui reçoivent une instruction dans leur famille ou dans les classes des établissements d'enseignement privés hors contrat est défini par l'annexe mentionnée à l'article D. 122-1.

Article D131-12 - La progression retenue pour l'acquisition de ces connaissances et compétences doit être compatible avec l'âge de l'enfant et son état de santé, tout en tenant compte des aménagements justifiés par les choix éducatifs effectués. Elle doit avoir pour objet d'amener l'enfant, à l'issue de la période de l'instruction obligatoire, à la maîtrise de l'ensemble des exigences du socle commun.

Les dispositions du présent décret entrent en vigueur à compter de la rentrée de l'année scolaire 2009-2010.

Article L122-1-1 Créé par Loi n°2005-380 du 23 avril 2005 - art. 9 JORF 24 avril 2005La scolarité obligatoire doit au moins garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l'acquisition d'un socle commun constitué d'un ensemble de connaissances et de compétences qu'il est indispensable de maîtriser pour accomplir avec succès sa scolarité, poursuivre sa formation, construire son avenir personnel et professionnel et réussir sa vie en société. Ce socle comprend :

- la maîtrise de la langue française ;
- la maîtrise des principaux éléments de mathématiques ;
- une culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice de la citoyenneté ;
- la pratique d'au moins une langue vivante étrangère ;
- la maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication.

Ces connaissances et compétences sont précisées par décret pris après avis du Haut Conseil de l'éducation.

L'acquisition du socle commun par les élèves fait l'objet d'une évaluation, qui est prise en compte dans la poursuite de la scolarité.

Le Gouvernement présente tous les trois ans au Parlement un rapport sur la manière dont les programmes prennent en compte le socle commun et sur la maîtrise de celui-ci par les élèves au cours de leur scolarité obligatoire.

Parallèlement à l'acquisition du socle commun, d'autres enseignements sont dispensés au cours de la scolarité obligatoire.



La liberté de l'enseignement une nouvelle fois menacée !



Le décret du 5 mars 2009 impose donc la maîtrise du socle commun de connaissances à tous les enfants quelque soit le mode d'instruction. L’article annexe V du Décret n°2006-830 du 11 juillet 2006 expose que " L'exigence de contenu du socle commun est indissociable d'une exigence d'évaluation." Nous pouvons craindre que ces évaluations soient imposées aux familles alors qu'en pratique déjà les contrôles pédagogiques se déroulent très souvent en fonction du programme scolaire en dépit des demandes des familles que ce soit l'enseignement réellement dispensé qui soit vérifié conformément à l'article L131-10 du code de l'éducation.
Si le décret rappelle toujours que "La progression retenue pour l'acquisition de ces connaissances et compétences doit être compatible avec l'âge de l'enfant et son état de santé, tout en tenant compte des aménagements justifiés par les choix éducatifs effectués." nous nous interrogeons sur la "compatibilité" entre les rythmes de progression des enfants instruits dans les familles et les paliers déterminés par l'éducation nationale dans la maîtrise du socle. Il ne s'agit plus donc de respecter les rythmes de chaque enfant mais d'imposer à l'enfant de se conformer aux rythmes définis par un système éducatif spécifique. Et ceci est tout à fait contraire à la liberté de l'enseignement et au respect des choix éducatifs des parents.

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Pour lire la suite et en savoir plus, cliquer ici...




Presse et IEF

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Mai 2009 - L’école à la maison : l’expérience de Lysalys, Mi et Lou



Lysalys n’est pas une maman comme les autres. Depuis bientôt deux ans, cette jeune femme de 34 ans instruit elle-même ses deux filles (Mi, 11 ans et Lou, 8 ans) à la maison. Elle raconte cette "formidable aventure" sur son blog. Et comme je la suis avec curiosité depuis ses débuts, j’ai eu envie de vous faire partager son expérience de l’école à la maison (ou IEF, instruction en famille).
Lire la suite...

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Préparer le bac à distance

Par Sophie de Tarlé

Alors que le Cned s'apprête à mettre en ligne et en accès libre ses cours du CP à la terminale, créant ainsi une « académie virtuelle », les organismes d'enseignement à distance ont de plus en plus la cote. Mais attention, travailler seul exige une motivation sans faille.

Trente mille lycéens sont scolarisés par le biais du Cned (Centre national d'enseignement à distance). A l'échelle nationale, l'enseignement à distance n'a jamais rencontré autant de succès. Même les cours privés voient les demandes affluer. « Nous avons entre 120 et 150 lycéens. Il y a cinq ans, ils représentaient 2 % des effectifs. Aujourd'hui, ils en constituent 10 % », souligne Sonia Zouaoui, responsable des études chez EPC Education.

Traditionnellement, les élèves qui quittent le lycée pour suivre les cours par correspondance sont des musiciens ou des sportifs de haut niveau, des enfants malades, des élèves qui habitent à l'étranger ou dont les parents voyagent. On compte aussi désormais de plus en plus d'adolescents précoces. A l'inverse, certains élèves qui ont raté leur bac quittent le lycée pour repasser uniquement les matières dans lesquelles ils n'ont pas eu la moyenne. Au Cned toujours, les lycéens peuvent prendre des cours à la carte, par exemple choisir une langue rare qui n'est pas proposée par leur établissement.

Des tarifs variés

L'instruction étant obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans en France, il est nécessaire de faire une déclaration à la mairie et à l'inspection académique si l'on veut scolariser à domicile un enfant qui n'a pas atteint cet âge légal. En cas d'accord de l'inspecteur, l'élève pourra bénéficier du tarif subventionné du Cned, soit 253 euros (contre 725 euros pour le plein tarif).

Les tarifs des cours par correspondance privés sont bien plus élevés : de 250 à 2 000 euros par an. En contrepartie, leur offre peut être moins « traditionnelle ». « Même si nous suivons les programmes du bac, nous sommes libres de choisir la méthode la plus efficace, explique ainsi Sonia Zouaoui. Ceux qui ont choisi de quitter l'école ne souhaitent pas forcément retrouver les mêmes méthodes que dans l'Education nationale. »

Discipline obligatoire

Mais il faut une solide motivation pour suivre des études à distance. Au CNED, le taux de réussite au bac n'est pas élevé (30 % environ) et varie beaucoup selon le profil des inscrits. Ceux qui cumulent les études avec un petit boulot ou qui n'avaient pas le niveau échouent en masse. A l'opposé, les élèves musiciens obtiennent d'excellents résultats. Un constat que partage Catherine Jousse, du Cours Hattemer : « Les élèves doivent avoir déjà acquis des méthodes de travail et une discipline, et être en accord avec leur famille qui peut ainsi les soutenir. »

Les clés du succès ? Une bonne organisation, la régularité dans les devoirs et les contacts avec les professeurs « à distance », et ne surtout pas s'isoler. Garder le contact avec des copains de son âge est tout aussi indispensable à la réussite au bac.



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lundi 16 février 2009
CE CHOIX CONCERNERAIT UNE DIZAINE DE FAMILLES EN CÔTE-D’OR
Chez les Aubé-Hermary, les enfants choisissent l’école ou la maison

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« Une inscription à l’école peut être imposée »

Noëlle Fernoux est inspectrice de l’Education nationale pour le secteur Dijon est. Elle est ainsi régulièrement amenée à visiter des familles qui ont fait le choix de « l’école à la maison ».Quel rôle l’Education nationale peut-elle avoir dans l’instruction à domicile ?

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France Culture - Émission du vendredi 6 février 2009
Attention école 3 : Aujourd’hui, pas d’école



«En France, ce n’est pas l’école qui est obligatoire», rappelle Claudia, «c’est l’instruction». Comme elle, ce sont de plus en plus de parents qui choisissent de déscolariser leurs enfants pour une instruction différente. Rencontre avec Claudia, Anne, Maud, Dewagani, des parents d’enfants qui ne vont pas à l’école.

Un reportage de Yaël Mandelbaum
Réalisation : Emmanuel Geoffroy



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femmesplus.fr (mercredi 12 décembre 2008)

On estime à près de 30 000 le nombre d’enfants qui ne vont pas à l’école et qui sont instruits à la maison par leurs parents. Il s'agit d'un véritable phénomène, peu connu car plutôt mal vu par l’Education nationale. Et pourtant, cette déscolarisation est tout à fait légale. Etat des lieux...

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Liberté de l'Est (septembre 2008) : "L'école à la maison, c'est possible !"

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Sud-Ouest - 20 octobre 2008

ÉDUCATION. Un nouveau rôle pour la mère de Margot et Simon, celui de maîtresse d'école. Elle assure leur scolarité.

Nathalie Schlosser maman de Simon, 9 ans, et Margot, 8 ans, endosse le rôle d'institutrice à la maison. Son choix n'est pas idéologique comme pour la plupart des familles en IEF (Instruction en famille) mais s'est fait par défaut ne trouvant pas suffisamment de réponse dans le système de l'Éducation nationale.

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Nice-Matin - 15 octobre 2008 - Ces familles qui ont opté pour la scolarisation à domicile



Chaque matin, toujours ce même rituel. Réveil à 7 h 15. Séance d'habillage dans la foulée. Petit-déjeuner. Puis départ précipité dans la voiture de papa ou maman... Une matinée apparemment ordinaire pour une fillette de 12 ans. Sauf, qu'aujourd'hui, Ingrid ne va pas à l'école. Elle n'y est pas allée hier. Et elle n'y ira pas demain. Depuis trois ans, elle n'est pas scolarisée. Ses parents l'ont dispensée d'école. Elle suit les cours du Cned (Centre national d'enseignement à distance), sur le lieu de travail de sa mère.

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Alternative Santé (septembre 2008)

L'école à la maison, une solution ?

Peut-on ne pas envoyer son enfant à l'école ? La non-scolarisation reste une pratique marginale mais sujette à de nombreuses critiques. Peut-elle constituer un choix parental légitime et pertinent pour l'enfant ?

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Vaucluse Matin 17/09/2008

Quand l'école buissonnière est une affaire de famille



Marine et Laurent Estival ont choisi d'instruire leurs enfants, Léa, 8 ans, et Quentin, 11 ans, au sein de leur famille. Laurent, informaticien, s'occupe plutôt des matières scientifiques. Marine, plus littéraire, prend en charge le reste. «Quentin n'est pas allé à la maternelle, explique Marine, je ne travaillais pas, ayant choisi à sa naissance, de me consacrer entièrement à son éducation. La maternelle ne posait pas de problèmes. Quentin a ensuite intégré un CP. Au début, cela se passait bien, l'enseignante était à l'écoute de notre fils.

Malheureusement, en cours d'année, son institutrice s'est arrêtée et des remplaçants se sont succédé, certains peu psychologues. Nous avons fait le choix de l'instruction en famille lorsque Quentin a développé maladie sur maladie, une véritable angoisse de l'école. Tout cela est rentré dans l'ordre quand on a décidé de l'en retirer. La même année, Léa a voulu intégrer une maternelle pour faire comme son frère. Les rythmes de la classe n'étaient pas du tout adaptés à sa personnalité. Elle a voulu faire chaque rentrée, car l'école avait l'air formidable à entendre ses cousines, mais elle a, à chaque fois, réalisé que la réalité était toute autre, préférant l'instruction en famille à celle en milieu scolaire».
Aujourd'hui, les deux enfant ont trouvé un rythme d'apprentissage qui leur convient. Il n'y a pas d'horaire défini. Marine a choisi de ne pas suivre le programme scolaire gardant en tête le fait que ses enfants doivent avoir un niveau similaire à celui des enfants scolarisés à l'issue de la période d'instruction obligatoire. Chaque année, l'Éducation nationale vérifie la progression des enfants, ou le simple fait qu'ils reçoivent une instruction. Marine travaille par ailleurs avec ses enfants sur un projet. Léa, qui recevra bientôt ses copains et copines pour son anniversaire, rédige ses invitations, invente des jeux, recherche les recettes qu'elle va réaliser, organise la journée... Toutes sortes de choses qui permettent de revoir les fondamentaux en maths et en français et d'acquérir de nouvelles connaissances."Ce n'est pas le choix de se couper du monde"

On aura noté que les enfants ont des copains. Marine sourit : «Ah cette question de la socialisation ! Léa et Quentin ont des copains scolarisés qu'ils voient le mercredi et le week-end et des non-scolarisés qu'ils peuvent voir toute la semaine. Ce n'est pas le choix de se couper du monde qui a présidé à notre décision. L'école n'est pas adaptée à tous les enfants, voilà tout.

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Libération - Mercredi 17 septembre 2008 - «Non-sco» : la classe à part
Marie-Joëlle Gros

Leur «rentrée», c’est un pique-nique sur les pelouses du Parc floral, derrière le château de Vincennes, aux portes de Paris. Pour ces parents qui papotent dans l’herbe, c’est une journée presque ordinaire, sans stress. Nous sommes pourtant un lundi. Mais ils ne travaillent pas. Et leurs enfants jouent dans le parc. Sur des tables de camping, des tee-shirts frappés d’un slogan : «L’école n’est pas obligatoire, l’instruction en famille est légale.» Ce sont des militants. Des «non-sco» qui défendent le droit de ne pas envoyer leurs enfants à l’école et de les instruire eux-mêmes (lire ci-dessous).

En France, 3 000 enfants vivraient ainsi, dispensés d’école par leurs parents. Sur 12 millions d’élèves, c’est très peu, voire marginal. «On nous regarde de moins en moins comme des dingues, remarque pourtant Ghislain, père de quatre enfants. L’opinion a conscience que l’école crée de l’échec. Tout le monde connaît des enfants qui souffrent terriblement en classe. Le système scolaire fait à l’évidence des dégâts.» Eux plébiscitent les pédagogies alternatives. Mais les écoles qui les appliquent sont rares et souvent éloignées de leur domicile. Alors, quitte à préférer la différence, ils vont jusqu’au bout. Mais ils se défendent de «faire la classe». Pas de cours, pas d’interros écrites. «Plutôt que de bourrer le crâne des enfants, on leur laisse prendre leur temps. Juste en répondant à leurs questions, on voit bien qu’ils sont déjà en train d’apprendre», explique une mère. Evidemment, cela occupe les journées des parents. Ils ont fait le choix de vivre sur un seul salaire ou de travailler à mi-temps. «On n’a pas fait des enfants pour les confier toute la journée à la garderie», soutient une autre, qui emmène toutes les semaines ses enfants au musée , fait de la géographie dans la voiture, de l’anglais en regardant la télé, des maths en cuisinant…

Culture générale. Les parents les plus âgés paraissent archiconfiants. Comme s’ils ne craignaient pas de défier l’ordre scolaire. D’ailleurs, beaucoup sont d’anciens profs qui ont préféré prendre la tangente. Et soustraire leurs enfants à un système qu’ils connaissent trop bien. Ils dénoncent l’obsession française de la note et la «compétition». Ghislain : «La finalité de l’enseignement, c’est de distribuer des diplômes à âges fixes.» Eux misent sur la culture générale plutôt que de saucissonner les savoirs. Quand on objecte que tous les parents ne s’en sentent pas forcément capables, ils bottent en touche : «C’est l’école qui est élitiste en reproduisant les inégalités sociales.» Ils savent, cependant, que leurs enfants élevés à l’écart du moule scolaire auront du mal à composer, une fois adultes, avec la violence du monde du travail. «Ils seront sans doute leur propre patron», avance une mère. Sur les documents qu’ils distribuent, Maud Fontenoy ou Gilles de Gennes font part de leur parcours hors école. Preuve, si besoin était, qu’un épanouissement personnel encourage un grand destin.

Depuis quelques années, ce phénomène de parents-précepteurs semble connaître un renouveau. Ils sont rejoints, via Internet, par des jeunes qui parlent «nouvelle parentalité». Et qui prônent le «maternage» , soit une relation plutôt fusionnelle avec les enfants, au moins sur les premières années de la vie. Pas de crèche, pas de maternelle, ils défendent l’allaitement longue durée et portent leurs bébés serrés sur le corps. Cet afflux de «néo-babas» fondus de bio ne passe pas inaperçu. Mais leur discours sur l’école semble moins convaincu : «J’ai fait le choix de rester avec mes jeunes enfants, explique une mère, mais je ne renonce pas définitivement à l’école pour autant. Je me poserai la question quand ils auront 6 ans et l’âge de rentrer en primaire.»

«Troupeaux». Véronique, 45 ans, ne manque pas d’humour. Elle se félicite d’offrir à ses enfants un parcours «hétérodoxe». Elle a retiré ses jumelles de l’école en CE2 : elles vomissaient avant d’aller en classe ou se tapaient la tête contre les murs. Ses filles sont assises à côté d’elle dans l’herbe. 16 ans et musiciennes toutes les deux. L’une raconte que parmi leurs copains du conservatoire, certains les envient de ne pas aller à l’école, d’autres ne comprennent pas, «parce qu’ils sont habitués à vivre en troupeaux». Elle en est persuadée : «Ceux qui vont à l’école ne parlent que de ça. Toute leur vie tourne autour du bahut. L’école, c’est une vie à part.»



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Midi libre - (16/09/2008) - L'école à domicile se fait connaître dans la rue

« Moi, je reste à ma maison... Le matin, d'abord j'appelle ma maman et on fait un câlin. Ensuite, je prends mon petit déjeuner, je regarde les dessins animés et je reste avec mes parents. J'apprends par moi-même. » Eliane a 6 ans et le temps de prendre le temps. Elle n'a pas de cartable. L'école, elle ne connaît pas et ne s'en plaint pas.Comme elle, hier, à l'occasion de la journée nationale pour la liberté d'instruction, Merlin, Robin, Martin, Charlotte et leurs parents respectifs ont arboré le T-shirt "L'école n'est pas obligatoire !"

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La Voix du Nord
Ils ont choisi de faire l'école à la maison
jeudi 11 septembre
par Nicolas Faucon


Vincent Chardin, professeur de mathématiques, a préféré soustraire ses enfants à l'éducation nationale. Il leur fait la classe avec son épouse, éducatrice spécialisée.

Clémence, Cambrésienne de 16 ans, n'a pas eu besoin de se préparer pour la dernière rentrée des classes. D'ail- leurs, elle n'a jamais mis les pieds à l'école de sa vie. Sauf une fois, en juin. Pour passer le brevet des collèges. En candidate libre, évidemment.

« C'est une prison », a alors pensé l'adolescente. Mention « assez bien », mais nulle envie d'aller au lycée. « Je vais préparer le bac à la maison avec les manuels, comme j'avais fait pour le BEPC. » L'instruction en famille (IEF) explose dans les pays anglo-saxons et se développe en France. D'après les associations, environ 30 000 enfants de six à seize ans seraient aujourd'hui éduqués via cette méthode : 22 000 par le Centre national d'enseignement à distance (CNED) 5 000 à domicile avec des cours particuliers privés, et 3 000 sans aucun cours particulier.

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Le Dauphiné Libéré - 2 septembre 2008
RENTRÉE SCOLAIRE -L'école à la maison pour une trentaine de Savoyards

Ce matin, les 5 enfants de Delphine et Éric Gazzabin sont tous restés à la maison. Pas de cartable neuf, pas de rentrée scolaire pour cette famille de Gerbaix, dans l'Avant-pays savoyard. La salle de classe, c'est... partout. Mais surtout dans le salon, dont la grande table est recouverte de feutres, feuilles de dessin, "Lego" et autres bricolages du moment. A notre arrivée, deux d'entre eux écoutent un CD de "Magic english" pendant qu'un troisième s'amuse avec ses cubes.



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